Cherche-Art

15 novembre 2006

Ceci est le dernier message que je poste sur ce blog. Je vais essayer d’être complet bien que je vous écrive d’un cybercafé et que je n’ai guère de temps devant moi.

Sachez tout d’abord que je me suis en fait rendu en Espagne. En effet, j’avais fait le double constat suivant sur le tableau. Premièrement, les bâtisses en arrière-plan : elles peuvent correspondre à une vue approximative de Tolède, ville où Le Gréco passa la dernière partie de sa vie. Deuxièmement, le bas de la croix à l’avant plan. Il y a une perspective curieuse, composée de plusieurs cercles concentriques. Cela forme une sorte de puit d’où sort la croix. On ne voit d’ailleurs pas son pied.

A Tolède, j’ai cherché un endroit pouvant correspondre à la scène du tableau. Là, en creusant, j’ai trouvé des documents que Le Greco avait dissimulé à cet endroit.

Sachez également que je n’ai jamais travaillé pour le CRNS. Non que je vous ai menti, c’est moi qui ai été victime d’une machination. J’ai été manipulé pour analyser le tableau et dénicher pour mes marionnettistes les documents du Greco. Aujourd’hui, je suis en fuite car ces personnes sont dangereuses. Fort heureusement, j’ai reçu de l’aide, sur laquelle je suis tenu à la plus grande discrétion.

Je ne peux livrer ici les révélations contenues dans les documents du Greco. Cela serait trop long. De plus, je suis persuadé dès que ce blog sera fermé dès que ceux qui désormais me traquent en découvriront l’existence. Néanmoins, un moyen a été mis en place pour vous révéler ces informations. Elles ont été compilées dans un livre. A partir d'aujourd'hui, une opération clandestine permettra de glisser ce livre dans les rayons jeux de rôle des boutiques françaises spécialisées. Vous reconnaîtrez sans mal ce livre. Son titre est : Trinités.

Adieu.

Pascal

13 novembre 2006

Maurice Coupa m’a répondu très vite, balayant mes craintes. Voici son mail.

Bonjour Pascal,
Ton analyse est extrêmement brillante. Elle confirme les espoirs que nous avions mis en toi.
Je me permets d’ajouter une pierre à ton raisonnement. Si Le Greco a été initié au secret que tu mets à jour, n’est-il pas envisageable que, au delà de la vérité qu’il peint et du sceau qu’il appose eau dos pour certifier ses dires, il ait pu cacher dans son tableau le moyen pour d’autres de connaître cette révélation ?
Tiens moi quotidiennement au courant de tes avancées, même si elles ne sont que spéculatives.
Cordialement.


Je tente un coup de folie. Je prends l’avion dans quelques heures. Je reviens demain par un vol retour. Si je ne me trompe pas, je vous raconterai alors quelque chose de sensationnel.

12 novembre 2006

Je profite de ce dimanche soir pour faire le point sur le mystère du tableau du Greco.

1. Sur la face avant, Le Greco peint une scène truffée d’allusions affirmant que Jésus n’est pas mort sur la croix mais que son frère jumeau a été crucifié à sa place.
2. Sur la face arrière, il ajoute un symbole et une citation biblique pour attester que le message de sa toile n’est pas une simple vue artistique mais une vérité authentique.

Peu importe l’invraisemblance historique de cette affabulation. Ce qui est important c’est que cette découverte éclaire sous un jour différent la personnalité du Greco et amène à envisager une relecture complète de ses oeuvres.

Je vous laisse. Je vais essayer de faire un topo sur tout ceci pour Maurice Coupa... en espérant qu’il ne prenne pas pour un illuminé.

11 novembre 2006

J’ai beaucoup bataillé sur 511.

Rien qui retienne mon attention en l'an 511. Je me suis alors dit que c’était peut-être un numéro de page : j‘ai passé en revue les pages 551 d’ouvrages religieux auxquels Le Gréco aurait pu avoir accès et dont j’avais des reproductions à la Bibliothèque nationale. Puis soudain j’ai saisi que 511 pouvait être 5:11, le numéro d’un verset. Mais rien d’intéressant en examinant tout les 5:11 de chaque livre de la Bible. A tout hasard, partant de l’hypothèse qu’il manquait peut-être un chiffre de dizaine devant le 5, j’ai décidé que j’allais essayer tout les 15:11, 25:11 etc.

Je suis tombé sur Luc 15:11. Je cite : « Il dit encore : Un homme avait deux fils. » ! La coïncidence n’est pas possible, un homme – Joseph – avait deux fils – Jésus et son frère jumeau. Voici la confirmation de mes déductions.Mais que faire de tout ceci ?

10 novembre 2006

J’y suis, ce ne sont pas des lettres mais des chiffres !

C’est en essayant de superposer un S sur la première d’entre elles, un 5, que je me suis rendu compte qu’en fait ce sont des chiffres. Il pourrait s’agir de 511. Peut-être l’année 511 ? Je vais vérifier.

09 novembre 2006

L’idée m’est venue pendant la nuit. Avec ce tableau, Le Greco nous invite en quelque sorte à regarder ce qui se cache derrière ce que nous connaissons. Alors faisons le littéralement. Prenons le tableau et regardons derrière : nous voilà face à une – ou deux ? – nouvelle énigme, le labyrinthe et les lettres en dessous.

Selon ce que j’ai appris dernièrement, le labyrinthe est un symbole initiatique commun. L’extérieur représente la méconnaissance des profanes. Le dédale lui-même représente le chemin, difficile et empli d’impasses, à parcourir pour accéder à la connaissance. Connaissance représentée par le centre du labyrinthe. Il pourrait ainsi s’agir d’une sorte de sceau, qui atteste que la représentation au recto du tableau n’est pas une simple peinture mais une vérité secrète.
La clé réside peut-être dans les lettres, mais elles sont vraiment pas nettes.

Je vais écrire un alphabet minuscule et majuscule de la même taille sur du papier calque pour essayer de trouver desquelles il s’agit.

08 novembre 2006

Bonjour chers web-lecteurs,

Bon, je sais, je vous ai laissé tomber hier, mais le temps m’a vraiment manqué. J’ai poursuivi mes rencontres et discussions avec de nombreux ésotéristes de la capitale. Je vous fait grâce de toutes les péripéties que j’ai vécues – tout cela est passionnant mais je n’aurais pas le talent littéraire pour restituer l’étonnant mélange de sagesse, savoir et mythomanie de ces cercles – et je vais directement à l’essentiel.

Le message du tableau me paraît désormais clair : Jésus n’a pas été crucifié. C’est pour cela que la peinture montre une croix vide ! Jésus est le personnage de droite, d’où sa représentation teinté de sainteté et de prestance, d’où le fait que l’illusion d’optique de la Vierge regardant en apparence la croix et en réalité ce personnage – comme pour nous dire : en apparence Jésus est mort sur la croix, mais en réalité c’est faux ! Enfin, j’ai également percé le secret des deux doigts joints. Il s’agit d’un code utilisé au début de l’ère chrétienne par des mystiques qui considéraient que Jésus possédait un frère jumeau – deux doigts joints pour deux frères joints. Le Greco nous désigne ainsi qui a été mis à mort à la place du Messie : son frère jumeau.

C’est tout pour aujourd’hui, et ce n’est déjà pas mal !